Benoit Bosquart, psychologue, psychothérapeute T.E.C.C

Thérapies Emotionnelles, Cognitives et comportementales

Préconisées pour de très nombreux troubles psychologiques, les T.C.C ou T.E.C.C (Thérapies Emotionnelles Cognitives et Comportementales) se basent sur les théories de l’apprentissage.

Elles partent du principe que tout comportement, toute émotion, toute pensée problématique est le fruit d’apprentissages liées à des expériences vécues dans des situations similaires.

L’accent est mis sur les difficultés rencontrées actuellement par le patient ainsi que les causes de leur maintien. Les TCC utilisent des procédures de traitement décrites objectivement et basées sur des études validées scientifiquement.

Les TCC sont recommandées par la Haute Autorité de Santé pour de nombreux troubles tels que : la dépression, les troubles anxieux, les phobies, les TOC, les troubles du comportement alimentaire, les troubles du sommeil, les comportements addictifs...

L'approche TCC est le courant psychothérapique le mieux validé par la recherche.

Les TCC utilisent des stratégies pour comprendre et modifier les comportements, ainsi que les pensées et les émotions qui y sont associées.

3 Composantes à la thérapie TECC :

Composante Comportementale :

Basé sur les modèles de l’apprentissage, le travail thérapeutique vise ici à repérer et modifier les conditionnements qui ont favorisé l’émergence et le maintien des troubles.

Composante Cognitive :

Le travail thérapeutique porte ici sur les croyances (schémas cognitifs) sur soi, les autres et le monde, et la manière dont elles impactent nos pensées automatiques.

Composante Emotionnelle :

Le travail thérapeutique concerne ici les émotions, pour mieux les identifier et les accepter et mettre en place des réponses stratégiques plus adaptées.

Quelles troubles psychologiques peuvent être soignés par les T.E.C.C ?

Pour en savoir plus :

https://tcc.apprendre-la-psychologie.fr/

La dépression

Les T.E.C.C ont une efficacité reconnue pour le traitement de la dépression. Selon les études, son effet est supérieur ou équivalent à celui d’une pharmacothérapie. 

Le psychologue travaille ici sur différents niveaux :

– sur le plan comportemental, l’objectif est de relancer la capacité du patient à être actif (c’est l’activation comportementale). En effet : quand on est déprimé, on ne veut rien faire, mais c’est aussi quand on ne fait rien qu’on est déprimé. Etant donné l’influence réciproque du fait d’être actif sur l’humeur, il est important de commencer par retrouver l’envie d’agir !

– sur le plan cognitif : en dépression, les ruminations sont constantes et le patient interpète tout ce qu’il perçoit de manière négative. Le travail porte donc ici sur les biais cognitifs : l’objectif sera de remettre en question les croyances internes, les interprétations négatives, et de rajouter de la souplesse au fonctionnement cognitif.

– sur le plan émotionnel : l’humeur négative est bien souvent liée à des événements de vie (traumatismes) sur lesquels on peut agir (voir traitement des TSPT), ou à des apprentissages (schémas cognitifs). On peut agir à ce niveau sur le ressenti émotionnel, la capacité à être davantage présent dans l’instant, apprendre à s’exposer aux émotions, même difficiles.

Les troubles anxieux

Toute peur, toute angoisse, est liée à un manque d’exposition, c’est à dire d’habituation.

L’être humain est en effet capable de s’adapter à énormément de situations. Pensez à ces personnes qui pratiquent des activités exceptionnelles : marcher sur une corde au dessus du vide, nager avec les requins, conduire une voiture de course, sauter en parachute… Ils n’y sont pas arrivés du jour au lendemain, c’est uniquement parce qu’ils ont été exposés, parfois très tôt, à des situations qui les ont progressivement habituées à supporter ces sensations. Jusqu’à ne plus en avoir peur.

Lorsqu’on a peur, on vit quelque chose de très désagréable. Et on a tendance, très logiquement, à éviter de se remettre dans la situation qui a provoqué cette peur (pour ne plus revivre cette sensation désagréable). Ainsi, si j’ai peur des chiens, je vais avoir tendance à éviter de m’en approcher. Bien sûr, sur le moment, c’est plus facile, c’est ce qui arrête la peur ! Mais cela m’apprend la règle “cette chose est dangereuse, je dois l’éviter”.

Or, petit à petit, à force d’évitement, une phobie peut s’étendre, me rendre plus “sensible” à tous les signaux qui s’associent dans mon esprit à l’objet qui me fait peur. Et petit à petit, cela restreint mon champ de liberté car je suis obligé d’éviter de plus en plus de choses.

Le travail comportemental consiste donc ici à s’exposer très progressivement à l’objet de ma peur. Cela peut être une chose précise (dans le cas des phobies), ou une situation (comme dans les anxiétés sociales), mais cela peut aussi être une pensée ou même un souvenir (c’est le cas dans les traumas).

Le travail cognitif lui sera porté sur les biais attentionnels qui soutiennent les troubles anxieux. On a en effet tendance à repérer en priorité tous les stimuli qui renforcent la thématique anxieuse.

Sur le plan du travail émotionnel, on travaillera à mettre en place en parallèle des techniques pour développer la capacité du patient à gérer les signaux de stress et les émotions difficiles.

Les troubles du comportement alimentaire - boulimie, anorexie...

Pour la prise en charge des troubles alimentaires, les TCC présentent une efficacité supérieure aux traitements pharmacologiques. L’adhésion des patients est meilleure, ce qui renforce les chances de l’efficacité du traitement thérapeutique.

Les troubles du sommeil - insomnies, parasomnies...
Les addictions - trouble de l'usage d'une substance, addictions comportementales...